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1890 :
L'origine
Edmond Charles Flamand, l'actif bénévole de la
mutualité auprès de La Fraternelle, donne seul, au départ, l'élan créateur. Alors que les réseaux de chemins de fer sont le
théâtre de nombreuses avancées technologiques, son idée apporte une
innovation sociale d'importance.
En effet, si l'on avait songé à prévoir la maladie et
la vieillesse, on ne s'était pas préoccupé de couvrir les risques auxquels
demeurent exposés les enfants privés du soutien parental.
Il y songeait depuis longtemps et il emporte
facilement l'adhésion de quelques amis bénévoles comme lui, pour propager
l'idée de la protection de l'enfance.
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Quel est le puissant moteur qui
le pousse à s'investir à ce point?
Il a été lui même orphelin de sa mère à 8 ans et pour
avoir vécu quelques temps dans un orphelinat, il n'aura de cesse d'éviter
cet enfermement à ses futurs protégés pour privilégier le maintien dans la
famille.
Il fonde donc cette structure mais la veut sans
reconnaissance particulière, pas de remerciements mais des droits acquis au
nom de la solidarité mutualiste en échange de règles et d'obligations
librement consenties et par des moyens qui lui sont propres.
La tâche est ardue, les difficultés sont nombreuses.
A force de ténacité, en 1897 les sociétaires sont au nombre de 855, ils
seront 11 000 en 1906.
A l'époque les allocations sont payées à l'époux
survivant ou au tuteur jusqu'à la seizième année de chacun des enfants.
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S'inspirant fortement du travail d'Edmond Flamand,
en 1903 des militants du Syndicat National des Chemins de Fer désirent eux
aussi, venir en aide aux orphelins des employés des réseaux.
Au Congrès de mai 1904, l’Orphelinat Syndical est créé. L’œuvre prend le nom
d'Orphelinat National des Chemins de fer de France" sous le statut
d'association loi 1901. Annoncée comme une réalisation sociale de la CGT,
elle est toujours sous ce statut aujourd'hui et fortement liée à ce syndicat.
La MOCF est, en revanche, depuis
sa création une œuvre indépendante (sans attaches syndicales, politiques ou
religieuses) de statut mutualiste, philanthropique, d'entraide, de
solidarité et de prévoyance respectant strictement les exigences du code
de la mutualité. |
Contrairement à une association, son statut de
mutuelle agréée au journal officiel du 23 février 2003, lui confère toute la
légalité à verser des allocations à ses orphelins.
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